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Danse du Léopard.

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Danse du Léopard.
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Date d'inscription : 31/03/2017
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Ven 31 Mar - 23:03
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Ses yeux sont ambrés, bien ronds comme émerveillés. Son museau est rosé sombre. Sa bouche est entourée de fourrure courte et lisse de couleur crème. Ses crocs blancs sont courts mais aiguisés. Son visage rond arbore toujours une expression sereine. Son corps est long, grand, effilé, athlétique et puissant. Son pelage est brun couleur terre de Sienne, constellé de taches noires semblables à des nébuleuses. Sur sa nuque et ses pattes, elles se transforment en belles rayures d’un noir très sombre et luisant. Sa queue est longue, fine et rayée de lignes noires parallèles. Longue sur patte, elles sont fines mais musclées. Le pelage devient de plus en plus clair aux extrémités.

  • Age
  • Clan et Rang
Caractère

Attentive et curieuse.
Danse du Léopard est toujours à l’affut du moindre bruit. Chaque son inhabituel attirera son attention directement. Si quelque chose l’intrigue, soyez en sûrs: cela deviendra son intérêt numéro un devant toute autre chose moins intriguant jusqu’à résolution ou compréhension du problème/objet en question. Si c’est une qualité hors-norme pour un guérisseur, c’est aussi, ici, en quelque sorte un défaut. Cette curiosité dépassant presque les extrêmes va même jusqu’à l’empêcher, dans certains cas, de se concentrer sur ses patients et leurs blessures.

Douce et intelligente.
Ces qualités là, elle les a apprises avec Souvenir d’Aubépine, son mentor. A l’origine, la guérisseuse était loin d’être douce avec ses malades. Elle était même assez brute et vive: tout ce qui l’intéressait était de montrer à son mentor qu’elle connaissait les plantes et les méthodes, pas de remettre complètement le chat sur pattes. Maus aujourd’hui, sa douceur surpasse bien ses erreurs. Et si elle ne peut rien faire contre le destin d’un chat, elle passera ses dernières heures à ses côtés, toujours un sourire au bout des lèvres, pour que ses derniers moments soient les meilleurs possibles.
Cependant, malgré sa douceur elle n’est pas dupe. Il n’est pas rare, et c’est bien normal, que les chatons mentent pour échapper au gout amer et « immangeable » des remèdes. C’est là qu’intervient sa ruse, lorsque faire manger une graine de pavot à un chaton devient une véritable bataille.

Naïve et têtue.
Mais Danse du Léopard n’est pas une chatte parfaite, bien loin de là. Lorsque les mensonges et les ruses sortent de son métier de guérisseuse, elle n’est plus capable de rien. Dites lui que vous avez vu une souris volante, et avec quelques éléments, elle serait bientôt prête à y croire. Néanmoins, soyez prudents: naïveté n’est pas synonyme de stupidité, et la femelle a bonne mémoire. Contredisez vous trois jours plus tard sur votre histoire, et la guérisseuse s’entêtera à trouver la vérité jusqu’au bout. Et sa determination est sans limite. Même pour les actes les plus stupides et anodins, utiles ou inutiles, elle ira jusqu’au bout de sa démarche, quitte à déranger tout un Clan pour cela…

Histoire

« The word happiness would lose its meaning if it were not balanced by sadness. »

Oracle est une belle chatte domestique au pelage constellé de petites taches noires semblables à celles d’un léopard. Et comme ces grands félins, Oracle aime la vie. Elle aime la lune, le soleil; elle aime sa liberté, mais surtout, Oracle aime Merlin.
Merlin est un solitaire, et il en est fier. Avec son pelage noir, il se fond dans la nuit. Nul ne le voit dans les méandres de cette grande ville. Sauf Oracle. Le matou sait qu’il n’a pas le droit, le maître de sa belle n’aime pas que le sombre chat de gouttière s’approche de son territoire. Mais l’amour est plus fort que tout. Alors la nuit, quand le bipède dort, ils se retrouvent.
Les deux chats s’aiment à la folie. Ils goutent à l’amour, à la liberté, à la folie et aux courses nocturnes jusqu’aux frontières de la forêt.
Et quand le jour pointe le bout de son museau, ils s’enlacent comme si cette étreinte était leur dernière, et se séparent avant de se retrouver à nouveau le soir même, comme tous les soirs depuis que leurs regards se sont croisés.

Un soir, au crépuscule, Oracle attendait son amante comme tous les soirs à la petite barrière du jardin qui semblait les séparer comme pour vouloir trancher leur amour. Lorsqu’il aperçu sa tendre et chère perchée sur la petite frontière de bois, il ronronna comme un chaton lové avec ses frères et soeurs dans le creux de sa mère. Vraiment, ils s’aimaient tendrement.
Même si tous les soirs semblaient se ressembler, pour eux, chaque nouvelle rencontre était un nouveau coup de foudre, une nouvelle aventure et une nouvelle occasion pour se connaître et s’aimer toujours plus.
Alors ils courraient. Ils courraient après la vie, fuyant la mort. Ils courraient ensemble, riant aux éclats, chassant bruyamment, jouant naïvement.
Mais ce soir là, à la frontière de la forêt, Oracle avait peur. Devant le jeune couple tapi au creux d’un buisson, à quelques queues de renard de là, un groupe de chats sauvages avançaient calmement. Pour la jeune femelle, se fut une surprise totale. Jamais elle n’aurait pu imaginer que, quelque part dans la forêt, vivaient un groupe de félins. Ils semblaient bien plus forts et puissants que les deux amants, quelques cicatrices parcourant leur corps. Fuyant un éventuel danger - jamais ils n’auraient voulu être chassés par de tels chats - ils s’arrêtèrent à côté de cette petite barrière qui les séparait chaque jour.
Encore effrayée et intriguée par cette rencontre indirecte, Merlin la rassura. Il n’en savait pas beaucoup, mais avant même qu’il ne les rencontre ce soir là, le matou savait déjà que d’autres chats peuplaient la forêt en plusieurs groupes que l’on appelait « Clans ».
Oracle se posait mille question sur ces Clans dont elle ne connaissait rien mais n’enviait pas la vie. Elle était si bien traitée, brossée tous les jours, vivant avec d’autres bengals dans une maison entretenue par un maître aimant qui leur servait une délicieuse pâtée trois fois par jours.

Des idées plein la tête, ils se quittèrent, déjà impatients d’être le lendemain à peine furent-ils séparés. Mais le lendemain, Oracle ne se montra pas. Et le surlendemain non plus. Et une lune entière passa sans que Merlin ne puisse la voir. Il l’appelait, pleurait son désespoir tous les jours, mais le bipède venait le chasser. Au bout de cette lune, Merlin abandonna. Meurtri par la tristesse, il s’éloigna, pensant qu’elle l’avait déjà remplacé, que ces félins des forets l’avait tellement obnubilée qu’elle l’avait oublié en une nuit. Il quitta la ville, la forêt, traversa la lande et prit la route pour oublier, oublier tout de cette époque qu’il avait tant aimé, et qu’aujourd’hui il haïssait tant. Mais Merlin ignorait une chose essentielle. Pendant qu’il l’appelait de l’autre côté de la frontière, Oracle aussi se lamentait, pleurait, se morfondait derrière son épaisse barrière de verre.
Lorsqu’elle était rentrée le soir de leur dernière aventure, son maître l’avait trouvé, disputée et avait verrouillé la chatière. Oracle n’en était d’abord pas sûre, mais face à la réaction de son bipède et aux changements engendrés les jours qui suivirent, elle en était désormais convaincue. La belle femelle était enceinte. Elle portait les petits de Merlin, son tendre aimé qui n’en savait rien.



« Le plus complet abandon règne dans l’amour. »

Plus les jours passaient, plus son ventre s’arrondissait. Devant sa fenêtre, Oracle ne bougeait plus. Elle observait d’un air mélancolique la barrière de bois, ne pouvait plus y accéder. Elle se demandait si Merlin l’attendait, derrière, là où elle ne pouvait pas voir. Au début, elle savait qu’il était là, voyant que son maître se levait pour aller le chasser. Puis lorsqu’il n’y allait plus, elle avait peur. Peur qu’il ne l’attende plus, qu’il soit parti, qu’il l’oublie.
Rien ne semblait pouvoir consoler la belle femelle. Ses amis bengals essayaient, pourtant. Ils lui offraient une partie de leur pâté, tentaient de lui donner une pelote, massait ses oreillers ou faisaient sa toilette qu’elle ne prenait plus le temps de faire elle-même. Mais rien n’y faisait, jusqu’à ce jour.
Aux premiers instants, ce fut horrible. La douleur était si forte qu’elle voulait hurler plus fort qu’elle ne le pouvait. Les contractions la paralysaient, la secouant de spasmes plus forts les uns que les autres. C’était sa première grossesse, elle ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Aucun autre chat n’avait expérimenté cet événement pour pouvoir l’aider. Alors elle devait se débrouiller, seule.
Elle pensait mourir, être malade de tristesse, jusqu’à ce qu’une petite boule noire vint se poser sur le nid de tissus. Oracle revivait. C’était une femelle, mais elle était noire de jais comme Merlin. C’était comme si son bien aimé était de nouveau là, auprès d’elle. Le bonheur fut de courte durée, car les contractions la rattrapèrent vite. Un autre chaton noir vint rouler dans le nid, puis ce fut le tour de la petite dernière, qui, cette fois, était le portrait craché de sa mère.
Fatiguée de tout ce travail, elle s’endormi immédiatement, ses petits buvant son lait goulument, comme pour gouter la vie dès son premier jour autant qu’ils le pouvaient. C’était la nuit, le maître dormait, et les étoiles brillaient d’un puissant éclat dans le ciel. Mais cette fois, ce n’était pas un bon présage.


Sa mère s’étant endormi trop rapidement, la petite femelle tachetée n’avait pas encore été baptisée. Alors qu’elle dormait paisiblement, sa soeur, plus forte, la bouscula pour prendre sa place et accéder à une mamelle plus intéressante. Elle voulu miauler pour prévenir sa mère, mais lorsqu’elle essaya de sortir un son de cette petite gueule, rien ne sortit. Bien qu’elle fut proche de sa mère, elle ne la sentait plus. Paniquée, ne pouvant rien voir et seulement ramper maladroitement au sol, elle se dirigea dans une direction aléatoire, espérant pouvoir retrouver ce ventre chaud rapidement. Mais à la place, ce fut le vide qui se présenta à elle. Le petit chaton tomba derrière le radiateur, et sous le choc, perdit connaissance, restant bloquée dans ce petit endroit le reste de la nuit.


Oracle fut réveillée à l’aube par son maître. Toujours allongée, légèrement courbée comme pour protéger ses chatons, elle l’accueilli avec un miaulement des plus ravissants. Comme revigorée, elle voulait montrer à ce bipède le fruit de son amour dont elle était si fière. Mais ce sentiment n’était pas réciproque. Quand il prit deux de ses chatons dans ses grosses pattes, elle fut confiante mais totalement perdue lorsqu’elle remarqua l’absence d’une de ces trois boules. Et lorsqu’il emporta les deux petites noiraudes dans un grognement sourd, elle ne savait vraiment plus où donner tête. Ni une, ni deux, elle suivi son maître. Elle savait ces deux là vivants, et ils ressemblaient à Merlin. Elle les aimait tous autant l’un que l’autre, mais ces raisons furent des deux chatons une priorité. Dès qu’elle reviendrait, elle rechercherait la petite tachetée. Et la confusion fit place à l’horreur.

Devant la mère pétrifié qu’il repoussa de sa longue patte arrière, il avait plongé les chatons dans l’eau. Encore trop faibles pour se défendre, ils bougeaient leurs petites pattes, ouvrant la gueule comme pour crier, les sons absorbés par l’eau et changés en bulles. Ce fut court, mais douloureux. Devant ce spectacle macabre, Oracle ne savait plus quoi faire. Ses petits étaient partis. Morts. Elle avait tout perdu, Merlin et ses chatons. Elle eut beau miauler, crier, suivre son maître jusqu’au bout, il ne les lui redonna pas. À la place, il les plaça dans la petite boite où il mettait aussi les ordures. Elle ne les avait connu qu’une nuit, mais elle les aimait. Ils étaient ses petits et ceux de Merlin, la seule chose qu’il lui restait de ces jours passionnels.
Elle retourna dans sa salle, le regard vide, la queue basse, le pas lent. Les autres chats l’observèrent, mais ne dirent rien. Ils savaient. Pourtant, si aucun des autres chats n’émit un son, un petit couinement, très faible mais présent, sortait du derrière le radiateur de la petite fenêtre. Elle se précipita alors, une once d’espoir dans ses yeux vides. Et elle était là. Ce petit chaton tacheté, faible mais vivant, qui tentait de pépier pour appeler au secours. Son mutisme lui avait sauvé la vie.
Profitant de l’absence de son bipède, la jeune mère récupéra son petit et alla se cacher là ou il ne les trouverait pas. Elle lui fit sa toilette, la nourrit, la revigora comme elle le pouvait, cherchant désespérément une solution. Et ce fut lorsqu’elle aperçu son propriétaire enfin déverrouiller la chatière qu’elle sut. Ces chats, dans la forêt. Ils pourraient l’élever, lui offrir une vie libre et plus sûre. Elle l’y amènerait, avant qu’elle ne soit trouvée par l’humain.


« I think it’s time to live and learn. »

Recroquevillée sur elle même, suspendue à la gueule de sa mère comme tous les mots de rage et de tristesse que celle-ci voulait cracher, la petite boule de poil avait froid, mais ne bougeait pas. Depuis sa naissance, elle n’avait dit mot, s’enfermant dans un mutisme total, comme si la vie n’animait toujours pas ce petit corps depuis sa naissance. Pourtant, elle bougeait, respirait et se nourrissait comme tout chaton de son âge. Oracle pensait alors que sa fille était muette, qu’elle lui avait volé la parole et les mots tant sa douleur en avait besoin pour être décrite. Elle s’en voulait pour cela. Mais malgré son statut de chat domestique - que l’on a tendance, dans la foret, à trop sous-estimer - Oracle était avant tout une mère. Une mère déterminée à sauver sa petite, à s’en priver par amour pour lui offrir la vie qu’elle méritait, à en souffrir toute sa vie pour le fruit de son amour. Et cet amour surpassait toute émotion.
L’aube se levait doucement alors que les deux félines arrivaient à la forêt. Le soleil perçait difficilement les nuages grisâtres de ses rayons, réchauffant quelque peu le chaton. La jeune mère attendait, là où, des lunes plus-tôt, elle s’était cachée avec Merlin, observant cette patrouille de chats sauvages passer devant eux. Ces souvenirs lui réchauffaient le coeur autant qu’ils le brisaient. Elle aurait aimé partir à la recherche de Merlin, lui dire qu’elle ne l’avait jamais oublié ni abandonné. Elle aurait aussi aimé suivre sa petite dans ces Clans qui lui étaient si inconnus. Mais elle ne pouvait s’y résoudre. Forte intérieurement, Oracle était une féline fragile. Malgré la cruauté de son bipède, elle avait besoin de son toit, de sa pâté et de ses amis bengals. Cette vie n’était pas pour elle, mais elle l’offrait à son chaton.

Lorsqu’elle entendit ces bruits de pas lents venir du fond de la foret, elle déposa sa petite sur un petit nid de mousse qu’elle avait créé au préalable afin qu’elle ne se blesse pas avec les branches et les ronces. La plaçant bien en évidence sous un rayon de soleil dans une petite clairière, elle se retourna se cacher, à l’abri des regards et des odorats, gardant un oeil sur qui trouverait son enfant.
Ce fut une belle guerrière au pelage sablé, jeune et forte, qui la trouva la première. C’était Tempête de Sable. Celle qui, aujourd’hui, était à la tête du Clan du Tonnerre sous le nom d’Étoile des Sables. Se penchant pour renifler le chaton, elle observa les alentours à la recherche d’une mère blessée ou décédée, mais rien n’y fit. De plus, elle ne portait l’odeur d’aucun clan. N’ayant pas d’autre choix, elle transporta la petite jusqu’à son camp. Mais à peine l’eut-elle saisie entre ses crocs qu’une goutte froide tomba sur le museau du chaton. Surprise, la petite créature tachetée poussa un hurlement puissant et aigu, digne de celui d’un léopard enragé. Ce fut son premier cri. Un cri de peur, de douleur et de tristesse. Le cri de toutes ces émotions rassemblées, celles qui la liaient à sa mère. Un cri que jamais Oracle n’oublierait. Il se mit à pleuvoir, comme si le ciel, lui aussi, pleurait avec les félins.

Malgré leur réputation auprès des chats domestiques, jamais les chats d’un Clan n’auraient abandonné un chaton perdu à son propre sort. Ce fut donc tout naturellement que la petite fut adoptée et placée sous la protection d’une reine, qui bien que nourrissant des chatons âgés de deux lunes déjà, produisait encore du lait. Cette même reine la baptisa « Petit Léopard », grand félin que son pelage inspirait.
Bien qu’elle fut faible les premiers jours, Petit Léopard grandit rapidement, s’épanouissant au sein du Clan du Tonnerre. Elle était pleine de vie et aimait jouer à lancer une balle de mousse à quelques apprentis qui voulaient bien jouer avec elle, mais avait une aversion terrible pour les jeux de bataille et de guerre. Personne ne savait vraiment pourquoi, pas même le chaton. Mais la première fois où l’on lui bondit dessus pour simuler une attaque, elle avait hurlé de peur et de terreur, se réfugiant sous le ventre de sa mère adoptive pendant des jours sans plus en sortir.

Il fallu attendre ses deux lunes pour que Petit Léopard découvre son petit paradis: la tanière de Souvenir d’Aubépine, l’actuelle guérisseuse en ce temps là. Elle aimait par dessus-tout l’odeur des plantes qui lui emplissait les narines, leur texture sur les coussinets et la fraicheur de la tanière. Elle s’y était rendue pour la première fois lorsqu’une écharde s’était plantée dans sa patte par accident, alors qu’elle courait après sa boule de mousse. Emerveillée par la douceur et les connaissances de la belle chatte, Petit Léopard avait trouvé sa destinée. Tandis que tous les chatons de la pouponnière rêvaient de leur baptême de guerrier et de batailles épiques, le chaton tacheté s’imaginait soignant les blessés, faisant naitre une portée ou interprétant la parole des étoiles.
Tous les jours, il fallait venir la trouver au beau milieu du camp, assise devant la tanière pour observer la guérisseuse afin de la ramener dormir à la pouponnière. Mais quand bien même voulait-elle suivre la voie de Souvenir d’Aubépine, le Clan des Étoiles n’envoya aucun signe jusqu’à ses six lunes, jour de son baptême d’apprentie.


« Le destin existe, mais seulement pour ceux qui y croient. »

Ce jour là, Petit Léopard ne tenait plus en place. La reine qui l’avait nourri avait passé la matinée à faire sa toilette et à lisser son pelage, mais elle était si excitée qu’il finissait toujours en bataille au bout de quelques minutes seulement. Ce jour était le jour de son baptême, celui où sa destinée tant rêvée allait enfin se réaliser! Alors comme chaque moment où elle était heureuse, elle dansait. Marchant gracieusement dans un rythme effréné, mouvant son corps dans des positions élégantes, sautant en s’élança de joie, Petit Léopard exprimait sa joie non pas par des mots, mais par des gestes.
Cette danse étrange et joyeuse fut rapidement stoppée lorsqu’Étoile de l’Hiver l’appela à la rejoindre sur le promontoire. Toutes les étoiles du ciel dans les yeux, le chaton observait la tanière de la guérisseuse avec des grands yeux, les battements de sa queue trahissant son impatience. Mais contre toute attente, ce fut Tempête de Sable que l’on désigna pour être son mentor. Nuage du Léopard, comme elle fut baptisée, n’en revenait pas. Elle en voulait à son chef mais garda, comme toujours dans sa furie, le silence. Elle aimait la guerrière qui l’avait trouvé, c’était une guerrière formidable et là n’était pas le problème: l’apprentie ne voulait pas se battre. C’était véridique, catégorique, définitif. Elle n’aimait pas ça, ne le supportait pas, ne pouvait même s’y forcer ou s’y résoudre. Et le constat fut véridique.
La guerrière sablée avait beau modifier les méthodes d’apprentissage, se concentrer sur la chasse, tenter de lui expliquer l’importance et l’art du combat, rien n’y faisait. La femelle tachetée n’était pas capricieuse, mais malheureuse. Pendant deux lunes, elle passa ses entrainements à pleurer, s’échapper, refuser ou ignorer les ordres désespérés de son mentor. Son activité préférée, là où elle trouvait enfin du repos, fut au grand étonnement général du Clan retirer les tiques des anciens et changer leur nid de mousse. (C’était une grande première dans l’histoire des apprentis du Clans, ces tâches étant souvent considérées comme ingrates et ennuyantes).
Dans son nid de mousse, elle gémissait en s’imaginant le lendemain. Ce serait un autre jour à tenter de raisonner son mentor, à se dire qu’elle ne serait jamais bonne à rien, qu’elle ferait mieux de rejoindre les anciens… Mais après tout, elle n’avait pas d’autre choix.
Un jour, après être revenue d’un entrainement habituel - qui était, il fallait le dire, un fiasco total - les deux chattes découvrirent une sorte de petit attroupement de guerriers devant la tanière de Souvenir d’Aubépine. Inquiète, Nuage du Léopard se faufila entre les pattes de ces grands guerriers massifs. Elle s’imaginait déjà le pire: y avait-il un blessé grave? Un mort? La guérisseuse avait disparu? Mais ce ne fut aucun de ces scénarios. Pourtant, il y avait un air grave et perdu sur le visage de l’apprentie.
Face à elle, entourée par les guerriers, se trouvait Souvenir d’Aubépine. Elle était assise, la queue entourant ses pattes devant sa tanière. Mais ce n’était pas comme d’habitude. Sur la tanière de pierre étaient posés une multitude de petits papillons aux ailes tachetées comme la robe de la féline. D’autres dansaient dans les airs comme elle le faisait lorsqu’elle était heureuse et comme elle ne tarderait pas à le faire.
« Je t’attendais, Nuage du Léopard. » fit la guérisseuse d’un air amusé.
Le Clan des Étoiles avait envoyé un signe. Nuage du Léopard allait devenir l’apprentie de la guérisseuse.

Son entrainement fut court, malheureusement. Mais il fut des plus formateurs pour la jeune apprentie. Alors qu’elle était autrefois si susceptible, elle apprit la sagesse. De sa naïveté, elle acquis la ruse. Et de son égoïsme, elle découvrit la bonté.
Enfin heureuse, Nuage du Léopard dansait entre les remèdes dans son antre, s’occupant de ses blessés avec détermination et passion. Souvenir d’Aubépine était comme une mère pour elle. La femelle tachetée se sentait proche de la guérisseuse comme d’un membre de la famille. Elle appréciait son calme - cachant en réalité une tempête ravageuse qui se déchainait lorsque l’apprentie piquait une colère ou faisait une énorme bêtise - et sa patience. Durant 7 lunes, elles se partagèrent les tâches, les pansements et les accouchements des reines, travaillant toujours avec plus de labeur que la veille, sans jamais abandonner. Nuage du Léopard aimait cette vie, mais elle ne pouvait durer longtemps.


« La mort est la plus laide des cavalières, c'est pourtant celle avec qui on danse le plus longtemps. »

Le soir de ses 15 lunes; Nuage du Léopard s’installait comme à son habitude devant sa tanière, allongée paisiblement sur le sol du camp, observant les chatons jouer avec une certaine mélancolie, mais sans jamais de regret. Elle était si fière de voir le Clan vigoureux et fort, sachant qu’elle et son mentor participaient chaque jour, comme tous les chats de la forêt, à cet équilibre. Mais d’une manière différente. Comme chaque jour à cette heure, elle attendait Souvenir d’Aubépine pour la cérémonie du partage, moment durant lesquels les chats de Clan se nourrissaient ensemble des proies apportées par les guerriers et apprentis.
Cependant, alors qu’elle aurait du rentrer de son habituelle cueillette de plante depuis longtemps déjà, la guérisseuse n’était toujours pas là. La lune était déjà haute dans le ciel et le partage achevé depuis longtemps déjà qu’elle était absente. C’était inhabituel, et pour cause: en 7 lunes d’apprentissage, jamais un tel événement ne s’était produit. L’apprentie essayait de ne pas s’inquiéter, se disant que peut-être, en ces temps difficiles qu’étaient la saison des feuilles-mortes, elle ne parvenait pas à trouver son bonheur et s’entêtait à ne pas revenir avant d’avoir mit le museau dessus. Mais lorsqu’une fleur d’aubépine vint se poser juste devant les pattes de la femelle, elle savait. C’était Souvenir d’Aubépine qui lui parlait, depuis les étoiles. La guérisseuse avait rejoint le Clan des Étoiles.
Elle ne comprenait pas, comment était-ce possible? Se levant d’un bon, refusant l’interprétation de ce message, elle courut dans le camp, se précipitant pour aller chercher Tempête de Sable. Sans douter un instant de son ancienne apprentie, les deux chattes se mirent à parcourir la forêt de fond en comble, l’espoir maigre mais vivant. Et devant le chemin du Tonnerre, il y avait son pelage. Son museau rosée baignait dans une petite flaque de sang, les remèdes qu’elles devaient tenir à ce moment propulsés à une queue de renard de là. Son corps était inerte mais toujours beau. Allongée entre l’herbe et la route de goudron, elle semblait paisible, comme endormie dans son nid.
Souvenir d’Aubépine n’était plus qu’un souvenir.

Le coeur déchiré par cette disparition précoce, Nuage du Léopard se sentait perdue, seule. Comment allait-elle faire, sans son mentor? Les guérisseurs avaient normalement un rapport différent des autres chats face à la mort, mais bien qu’elle savait qu’elle la reverrait, elle ne pouvait l’accepter. Elle ne m’a même pas dit au revoir!
Le soir même, elle ne pouvait supporter la solitude de sa tanière. Alors elle se mit à courir seule. A courir comme sa mère avant elle. Courir après la vie, la mort. Après une réponse. Elle ne s’arrêta pas, bien que ses pattes furent enflammées par cette longue course et ses yeux brulés par les larmes, avant d’avoir atteint la Pierre de Lune. Il y avait dans son coeur une tristesse, des regrets et une confusion terribles. Elle s’endormit aussi rapidement qu’elle n’était arrivée, le nez collé à la surface froide de la grande pierre blanche.

Souvenir d’Aubépine se présenta a elle, le pelage couvert de petites étoiles brillantes, soyeux comme un beau matin d’été. Elle était comme la veille, plus belle encore dans la mort que dans la vie. Elle observait son apprentie d’un regard doux avec une touche de regret. Sans même un mot, on comprenait qu’elle aurait aimé rester à ses côtés plus longtemps, la retrouver ce soir là comme tous les autres soir pour manger ce campagnol dodu. Nuage du Léopard, elle, pleurait toutes les larmes de son corps sans parvenir à sortir un seul son, se refusant à cette vérité indéniable: son mentor ne reviendrait pas avec elle.
« Oh, Nuage du Léopard, ne pleure pas. Il n’y a rien a pleurer. La mort n’est pas une fatalité, tu le sais bien, je te l’ai tant apprit et répété. Quoi qu’il arrive, Nuage du Léopard, je serais là, à tes côtés. » Elle parlait d’une voix tendre et sure, comme si rien n’était arrivé.
« Mais je ne peux pas, Souvenir d’Aubépine, je ne peux pas. Je suis si jeune! Mon apprentissage n’est même pas terminé, je ne suis qu’une apprentie! »
Faisant un non calme de la tête, elle s’approcha de son élève et lui donna un coup de langue affectueux sur le front, ronronnant doucement comme une mère pour calmer son petit.
« Même les plus grands guérisseurs n’arrêtent jamais d’apprendre, Nuage du Léopard. Le Clan du Tonnerre a besoin de toi, désormais, et ce plus que jamais. La saison des neiges approche, il te faudra être forte. Tu dois être prête, mais ne t’inquiète pas. Partout où tu seras, je serais là. Jamais tu ne seras seule. Dans les moments de doute, cherche la vérité. Dans le désespoir tu dois trouver l’espoir. Nuage du Léopard, es-tu prête à faire honneur à notre entrainement et à recevoir ton nom de guérisseuse? »
Ne parvenant à sécher ses larmes, elle secoua la tête pour acquiescer, regardant toujours son mentor avec tristesse. D’autres défunts chats de son Clan se regroupèrent également.
« Moi, Souvenir d’Aubépine guérisseuse du Clan du Tonnerre, j'en appelle à nos ancêtres pour qu'ils se penchent sur cette apprentie. Elle s'est entraînée durement afin de comprendre la voie du guérisseur, et avec votre aide, elle servira son Clan pour des lunes et des lunes. Nuage du Léopard, promets-tu de respecter la voie du guérisseur et de rester en dehors de rivalités claniques, même au péril de ta vie ? »
A nouveau, l’apprentie acquiesça. Face à ce destin qu’elle ne pouvait refuser, ses larmes se séchaient peu à peu. Lentement, elle acceptait la vérité. Maintenant que son mentor n’était plus là, il lui faudrait être plus forte que jamais. Cette voie, elle l’avait rêvée, elle l’avait voulue, et aujourd’hui, elle l’avait. Ce moment devait de toute façon arriver, et bien qu’il fut arrivé trop tôt, il était trop tard pour reculer. Bien qu’elle était désormais seule, Nuage du Léopard était bien plus entourée que jamais. Il lui fallait être forte et fière, pour que tous les efforts de son amie et mentor soient reconnus et payent enfin.
« Alors, par les pouvoirs qui me sont conférés par le Clan des Étoiles, je te donne ton nom de guérisseuse: Nuage du Léopard, à partir de maintenant, tu t'appelleras Danse du Léopard. Nos ancêtres rendent honneur à ton ambition et ta loyauté. »
Son mentor se pencha vers elle, la serrant dans une étreinte chaleureuse.
« N’oublie jamais de danser, ma tendre et chère apprentie. »
Et elle disparu dans un rideau d’étoiles, laissant la nouvelle guérisseuse seule face à la pierre de lune.

  • Ton PUF (surnom)
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Petit Rat
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Ven 31 Mar - 23:29

Tout d'abord, bienvenue :D
Ton physique et ton caractère sont bien, je ne vois rien à redire. Cependant, pour ton histoire il faudra changer quelques détails en prenant compte du Contexte du Forum et que Étoile de Sables ou autre n'étaient pas des anciens chefs. Il faudra aussi compléter quelques éléments qu'il te reste comme l'âge ou le Clan ainsi qu'un avatar, et une Signature. Sans oublier les Codes du Règlement ! :D

Si tu Souhaites jouer un Personnage avec un Poste Important, c'est Ici : Clique :3

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Étoile du Belphégor
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Sam 1 Avr - 9:25
Bienvenue parmis nous givroupard <3 c'est piaf !

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Etoile du Démon
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Mer 3 Mai - 12:53

Bienvenue !

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Etoile du Démon,

Méfie toi de moi, Invité, car ta vie ne tient qu'à un fil.

Merci Pétille, it's just perfect !:



Une chanson parfaitement accordé à Etoile du Démon (oui, ça existe):


Fait passer le logo:
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Petit Rat
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Sam 6 Mai - 21:16
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